mercredi 5 août 2015

L'avis de Julie [3] Les oiseaux se cachent pour mourir, Colleen McCullough



Titre : Les oiseaux se cachent pour mourir
Auteure : Colleen McCullough
Edition : France loisirs
Nombre de pages : 536
Résumé : Les oiseaux se cachent pour mourir retrace l'histoire inoubliable du père Ralph et de Meggie Cleary. Dans la chaleur d'un domaine australien, leur passion connaît durant des années bien des tourments. Ralph est prêtre et a voué sa vie à l'Eglise. Mais le séduisant religieux tombe amoureux de la jeune Meggie. Dès lors, au-delà des séparations et des événements tragiques, leurs vies restent intimement liées. Une magnifique histoire d'amour qui traite du célibat des prêtres, un sujet tabou et toujours d'actualité.




  Une immersion surprenante.
    Les oiseaux se cachent pour mourir est un livre que je ne comptais pas lire avant la rentrée. Pourtant, une PAL absolument vide m’a forcée à reconsidérer ma décision… Emilie l’avait déjà lu il y a quelques mois et elle avait adoré, ç’avait été un coup de cœur pour elle, et notre mère voulait que je le lise, alors c’est ce que j’ai fait. Au final, même si je ne suis pas aussi enthousiaste qu’Emilie, cela reste une excellente lecture et une très belle découverte.
    Avant toutes choses, je tiens à vous prévenir : ce n’est pas un livre qu’on lit rapidement. A moins que, peut-être, vous ayez une édition moderne comme Pocket. Personnellement, j’ai mis quatre longs jours à en venir à bout, et en faisant de la lecture intensive, autrement dit 70% de lecture, 10% d’ordi, et 20% de vie. Il faut dire que j’avais la vieille édition reliée de ma mère qui a au moins 20 ans, c’est-à-dire une écriture minuscule (mes pauvres yeux) et des grandes pages (en plus d’une odeur de vieux qui me rappelait tout le temps pleins de souvenirs). Donc, tout ça pour dire qu’il vaut mieux être motivé !
    Même si le résumé décrit bien l’histoire, j’aimerais approfondir un peu plus et en même temps vous donner mon avis dessus. Le livre est lui-même divisé en 7 livres (je ne sais pas si aujourd’hui ça a fait des tomes ?) dans lesquels est racontée principalement la vie de Meggie, jeune néo-zélandaise dans le livre I. Dans ce dernier, on suit la fillette de 4 ans, dernière d’une grande famille avec 5 grands frères. Ses parents ne roulent pas sur l’or, au contraire ; sa mère ne rit jamais et est toujours renfermée sur elle-même malgré un mari de tout ce qu’il y a de plus bon. Ce contexte m'a bien plu : cela m’a permis de voir comment subsistaient les hommes en Nouvelle-Zélande au début des années 1900. Je me suis rapidement attachée à cette petite famille, surtout à Frank, l’aîné d’alors 16 ans. C’est déjà un homme qui est obligé de travailler pour aider sa famille, et il adore la cadette, Meggie. J’ai adoré leurs discussions dans la grange ou quand il réconfortait la fillette et aidait sa mère. On voit que c’est un jeune homme très bon. L’auteure a réussi à me faire me mettre à la place des personnages (c’est pas français mais j’espère que vous avez compris l’idée), autrement dit, j’ai été Meggie, j’ai été Frank, et j’ai été Fiona (leur mère). C’est vraiment surprenant
    Ensuite, quand Meggie a 9 ans, sa famille va en Australie pour habiter sur la propriété de la sœur de Paddy (le père), qui est âgée et qui va peut-être bientôt mourir. C’est là que l’historie commence réellement, parce que Meggie rencontre Ralph. Ah, Ralph ! Cet homme m’a vraiment fait rêver dans le livre II, quand il avait 28 ans. Il est beau, fort, séduisant, bon, etc. Vous voyez le tableau ? Mais malheureusement pour Meggie, qui se prend aussitôt d’affection pour lui… il est prêtre. La religion catholique a une place importante dans tout le livre, et d’un côté c’est normal, parce que sans cette religion Meggie et Ralph pourraient être ensemble, mais étant athée, j’avoue que ça m’a un peu gênée par moments, notamment dans les livres suivants, quand le grade de Ralph a augmenté. J’ai fait un peu de cathé quand j’étais jeune, mais j’étais parfois complètement paumée avec les « Monseigneur », « Son Eminence », etc. On peut très bien lire le livre sans être catholique, mais moi personnellement, j’ai eu du mal.
    Par contre, j’ai été absolument enchantée par l’affection que portait Ralph à la fillette. Dit comme ça, ça peut paraître malsain, mais je vous assure que ce n’est pas le cas, c’est plus dans le genre père-fille. Il faut comprendre que Meggie est en manque d’amour, et cette amour, c’est Ralph qui le lui donne et rend sa vie meilleure. J’ai adoré ! C’est tellement mignon, tellement touchant ! Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire. Comme je l’ai dit précédemment, Ralph m’a vraiment fait rêver. Dommage qu’il soit prêtre…
    Parallèlement, la situation ne s’arrange pas tellement pour la famille Cleary (le nom de famille de Meggie et des autres) : Mary Carson, la sœur de Paddy, est une femme ignoble qui les loge dans une maison insalubre, avec l’eau qu’il faut aller chercher à la rivière, etc. Les hommes sont pourtant heureux, puisqu’ils peuvent exercer leur métier, tondeurs de moutons, mais les femmes, elles, ne le sont pas, d’autant plus qu’ils ont une nouvelle bouche à nourrir : Hal, le petit frère de Meggie. De plus, c’est elle qui doit s’occuper de lui, car sa mère ne fait plus attention à rien. J’ai vraiment ressenti l’amour maternel que porte la fillette au bébé, c’était vraiment touchant. C’est en même temps un excellent cours d’histoire, puisqu’on se rend vraiment compte des conditions de vie en Australie à cette époque ; c’est vraiment intéresant. Ainsi va la vie pour les Cleary… Meggie grandit jusqu’à être une adolescente mais est bouleversée par un décès (je ne dirai pas qui pour ne pas spoiler), et finalement, la tyrannique Mary Carson meurt.
    Après avoir vu la pauvreté, on voit ainsi l’opulence. Fiona reprend enfin vie, s’occupe de la décoration intérieure, et Meggie apprend les choses de la vie, même si elle est terriblement ignorante. Sa naïveté ne m’a pourtant pas tellement gênée, puisque j’étais totalement en immersion. J’étais Meggie. Malheureusement pour cette dernière, le père Ralph (toujours aussi beau, soit dit en passant) a compris qu’il l’aimait à la place de Dieu et a donc décidé de s’éloigner, jusqu’à partir complètement. Cela m’a fait de la peine, j’avais vraiment envie de baffer Ralph pour qu’il reste auprès de la jeune fille.
    Voilà, je n’en raconterai pas plus, parce que j’ai peur de vous spoiler inconsciemment. Mais je tiens à dire que tout au long des 7 livres, on se retrouve immergé dans les pensées de Meggie, et même des autres personnages que je ne nommerai pas. L’histoire entre Meggie et Ralph n’est cependant pas terminée, et je vous laisse voir en quoi…
    Le style d’écriture de l’auteure m’a bien plu : le vocabulaire est évidemment très riche mais assez abordable, et, même si je me suis parfois ennuyée dans des descriptions un peu longues, elles ne font pas foison. Il y a beaucoup de dialogues qui aèrent le récit, donc n’ayez crainte. Les personnages ne sont pas trop trop nombreux, et on les revoit régulièrement, ainsi on ne se perd pas. L’immersion étonnante a toujours lieu, et au final on ne voit pas les pages passer. On a toujours envie de savoir la suite, et on se pose toujours la même question : est-ce que Ralph et Meggie vont pouvoir être ensemble ?
    Enfin, les personnages sont tous très approfondis, avec un caractère propre qui les rend attachants (ou pas). On en vient à les considérer comme des êtres humains, et pas de simples personnages de papier ; l’auteure a réussi à les rendre réels à cause du cadre qui nous paraît vraiment exister. En outre, cela change un peu de suivre une histoire qui se passe en Australie plutôt qu’aux Etats-Unis !

    Pour conclure, Les oiseaux se cachent pour mourir est une excellente lecture qui mérite bien que j’aie passé 1h15 pour écrire sa chronique. L’auteure écrit très bien avec un style abordable, l’histoire d’amour est magnifique, les personnages très bien approfondis et on se rend vraiment compte des conditions de vies des Australiens au XXème siècle. Je vous le conseille vraiment, mais essayez de vous procurer une édition récente, vous aurez probablement moins de mal que moi pour le lire. Laissez-vous tenter !


5 commentaires:

  1. Même si ce genre de livre ne m'attire pas trop il se peut que je le lise un jour :) J'aime beaucoup le titre en tout cas et ta chronique (qui est très bien d'ailleurs ;)) me fait envie !

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    1. Je te le conseille vraiment, en tout cas ! Merci ! Je la trouve un peu trop longue, mais il y a tellement de choses à dire...

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  2. Waw, il a l'air vraiment bien ! J'avoue que le livre en lui même ne me fait pas envie, mais ta chronique si ! Je verrai s'ils l'ont à la bibli :))

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    1. A mon avis tu devrais facilement le trouver, c'est un grand classique. Il est à lire au moins une fois dans sa vie. ^^

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  3. Coucou,
    il y a quelques temps de cela, ma belle-mère m'avais prêté ce roman, ma lecture n'était pas fabuleuse... je me suis arrêté à 1/4 du livre ... par contre j'avais aimé regarder le film, serait-ce la plume de l'auteure ? Est-ce parce le roman est trop ?! Sans doute des deux !

    bon courage pour vos prochains épreuves ! je vous souhaite de réussir votre Bac !^^
    bisous et à bientôt :)

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