jeudi 11 août 2016

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut & Homo faber - Max Frisch

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel Un peu de…, regroupant cette fois deux livres ne présentant aucun, mais alors aucun point commun. A part peut-être l’importance des femmes dans les histoires, mais c’est tout. J’en suis désolée, mais je ne savais pas quoi faire de ces chroniques, alors je les ai mises ensemble, et tant pis si ce n’est pas terrible-terrible comme regroupement. Allez, j’arrête là, et on commence de suite avec…

Titre : En attendant Bojangles
Auteur : Olivier Bourdeaut
Edition : Finitude
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 159
Résumé : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.



    Ce livre me tentait depuis un petit bout de temps, grâce à une chronique d’Attrape-mots du blog L’Attrape mots. J’ai enfin pu le lire grâce à la médiathèque, et je ne suis pas déçue ! Cet avis sera assez court, en raison de la taille du livre et du peu de choses que j’ai à dire dessus.
    En apparence, ce roman aurait pu ne pas me plaire. En effet, l’histoire en elle-même est très fantaisiste à cause de la famille que nous suivons à travers les yeux du fils et les écrits du père. Une famille dont le point central est la mère, un peu folle sur les bords, très excentriques, et qui entraîne tout le monde derrière elle. D’habitude, je n’aime pas quand il y a trop de fantaisie, mais Olivier Bourdeaut arrive à nous prendre au jeu, et son histoire obtient ainsi un certain charme. J’ai beaucoup aimé suivre cette petite famille, avec au début du roman des moments heureux dans un appartement géant et un château en Espagne. On est vraiment dans la tête du fils, avec ses réflexions et ses façons de parler.
    Dans ce petit monde, un jour, la folie de la mère va trop loin, et doucement, la magie de leur vie vole en éclat. Le père et le fils veulent tout faire pour que tout redevienne comme avant, mais ce n’est pas totalement possible. L’histoire ne tombe jamais dans le mélodrame, mais on sent une nette rupture entre les moments heureux et l’ « après ». L’histoire m’a vraiment touchée, j’étais à fond dedans. Il n’y a que peu d’action mais cela ne gêne pas, car le livre se lit très vite, et le plus important, c’est l’histoire.
    Je ne sais pas comment exprimer mon avis, en fait. J’ai beaucoup aimé cette lecture, je me suis attachée aux personnages, j’ai apprécié suivre leur évolution au fil des évènements. J’ai aimé leur folie, leur extravagance, leur innocence, aussi. Olivier Bourdeaut nous entraîne dans la bulle que s’est créée cette famille différente des autres, une bulle soutenue en majorité par la mère, le soleil de leur univers. La fin surtout m’a touchée, elle est à la fois triste et réaliste, et j’en ai eu les larmes aux yeux. J’ai même trouvé une musique qui, pour moi, va mieux à l’histoire que la BO « officielle », qui est Mr Bojangles par Nina Simone. Personnellement je ne suis pas fan ; je préfère la demo de Candles, par Within Temptation, car sa progression colle parfaitement avec En attendant Bojangles. La voix de Sharon den Adel est sauvage et pure, et la musique se divise ainsi : phase calme / growls et instrumental plus fort / léger retour au calme avec la voix de la chanteuse / growls et voix claire de Sharon den Adel en même temps.
    Le seul point négatif à mes yeux est le style de l’auteur. Comme je l’ai déjà dit, il nous immerge très bien dans la tête du fils, mais j’attendais l’émotion qui déclencherait le coup de cœur. On y était presque, cependant il m’en aurait fallu encore un peu plus, surtout à la fin. Mais je chipote vraiment, c’est bien le seul truc qui ne m’a pas plu durant ma lecture.
    En attendant Bojangles est donc une excellente lecture, un presque coup de cœur original, fantaisiste, drôle, touchant, qui ne peut que plaire si on se laisse entraîner par l’histoire. Je ne peux que le conseiller !

 ♦♦♦

Titre : Homo faber
Auteur : Max Frisch
Edition : Folio
Genre : Littérature allemande
Nombre de pages : 253
Résumé : Ingénieur au service de l'Unesco, Faber entreprend de raconter sa vie dans une langue sèche, précise, rigoureuse et parfaitement désincarnée. Mais comment parler de sa vie ainsi ? Si la langue technique est exemplaire et adéquate pour rendre compte des lois de la nature, que peut-elle exprimer de notre intériorité ? Rien ou pas grand-chose. C'est le constat que fait Walter Faber à ses dépens, lui qui s'est efforcé de parcourir le monde et s'est épuisé à vouloir l'analyser et le retranscrire en formule, mais qui jamais ne s'est découvert lui-même. Critique en creux de la civilisation actuelle, le héros de Frisch croit tout dominer et ne domine rien…


    Ce livre avait été conseillé à la classe par notre prof de littérature allemande à la fin de l’année scolaire. Je suis tombée par hasard dessus à Emmaüs, alors je l’ai pris, pour voir. Au final, je ne sais pas trop quoi en penser
     L’histoire en elle-même m’a vraiment plu. C’est l’histoire de Walter Faber, qui, par une suite de hasard, rencontre ou retrouve trois femmes, toutes différentes les unes des autres. En gros. Je ne sais pas vraiment comme raconter l’histoire sans spoiler… En tout cas, j’ai apprécié suivre notre personnage principal et son évolution au fil de ces rencontres/retrouvailles. En revanche, j’ai eu plus de mal avec la façon dont c’était raconté… Le style de Frisch peut s’apparenter à celui de Camus dans L’Etranger, car il n’y a pas d’émotion, et une abondance de détails – c’est juste moins « écriture blanche » -, mais surtout : il y a énormément de retours en arrière et d’ellipses intempestifs, ce qui fait qu’il est facile de se perdre, et que ce n’est pas passionnant à lire. Je n’ai pas non plus compris pourquoi il y avait des « VI » par exemple à certains débuts de paragraphe.
     J’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose, de ne pas avoir saisi le vrai message de l’auteur. J’aurai besoin d’une relecture pour m’immerge complètement dans cette histoire et en saisir le sens profond. Pour l’instant, c’est une très bonne lecture, mais je juge davantage sur la forme que sur le fond, alors mon avis reste assez flou.
      Je ne conseille cette lecture que si vous êtes passionnés par la littérature allemande ou si vous avez envie de découvrir ce livre ou cet auteur. Sinon, je ne pense pas que cela vaille le coup. Aussi : 1/3 des dialogues est en anglais, alors il faut au moins avoir les bases en anglais.






22 commentaires:

  1. Je ne connaissais aucun de ces deux livres mais pour tout te dire il ne me font pas plus envie que ça.. merci quand même pour tes critiques ! :)

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  2. Hey ! ^^ Le premier livre me tente beaucoup, je pense que je vais l'ajouter à ma wishlist ;) Le second ne me botte pas plus que ça, mais j'ai beaucoup aimé lire ton avis ! ^^

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    1. Coucou !
      J'espère que tu pourras le découvrir, il est vraiment bien. :)
      Je comprends. ^^ Merci, contente que ça t'ait plu !

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  3. Bon bon, un bon et un moyen livre, malgré que les deux m'intrigues... Choix difficiles si je les croise, avec un penchant pour le premier :)

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    1. Le premier est quand même meilleur que l'autre. ^^

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  4. J'hésite beaucoup à lire En attendant Bojangles :)

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    1. Il vaut le coup, n'hésite pas à te lancer !

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  5. En attendant Bojangles est vraiment super, et l'histoire très émouvante. Par contre Homo Faber ne me tente pas du tout. x)

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  6. En attendant Bojangles a retenu mon attention quelques secondes à la médiathèque, je pense l'emprunter la prochaine fois ^^ Homo faber ne me tente pas du tout par contre...

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    1. J'espère qu'il te plaira. :) Je comprends.

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  7. En attendant bojangles est dans ma WL, tu me donnes envie de vite le mettre dans ma PAL ^^

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    1. J'espère que tu craqueras, il est tellement bien. ;)

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  8. J'ai aussi entendu parler du premier mais je ne connaissais pas le deuxième. contente que tu ais passé un bon moment !

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  9. En attendant Bojangles a d'excellents avis et, pourtant, il ne me tente pas. Et le deuxième encore moins ^^

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    1. Ah, dommage. ^^' Pour Homo Faber, je comprends. x)

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  10. Tu as réussi à mettre les mots sur mon absence de coup de cœur pour En attendant... : je m'attendais à être vraiment émue, et il m'en manquait un peu. Je l'imputais à la longueur, mais en fait, c'est l'émotion le «problème».

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