samedi 13 août 2016

Nous, les dieux - Bernard Werber

Série : Pentalogie du Ciel, tome 3 / Cycle des dieux, tome 1
Titre : Nous, les dieux
Auteur : Bernard Werber
Edition : Albin Michel
Genre : Science-fiction
Nombre de pages : 410
Résumé : Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden.
Là, perchée sur un haut plateau, une ville: Olympie. Dans son coeur, une étrange institution, L'Ecole des Dieux, et ses professeurs: les 12 dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience.
La nouvelle promotion? 144 élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité.
Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller...
→ tome 1 : Les Thanatonautes
→ tome 2 : L’Empire des anges
→ Mais vous pouvez lire ce roman sans avoir lu les précédents.

Du Werber pur et dur.

    Bernard Werber est un auteur que j’aime beaucoup, mais dont peu de livres ont été chroniqués sur le blog pour le moment. Nous, les dieux, doit être mon neuvième de lui, et est une suite de L’Empire des anges, bien que officiellement, le Cycle des dieux débute avec Nous, les dieux. Je sais, c’est compliqué. En tout cas, comme mis plus haut, vous pouvez lire ce roman sans avoir lu les précédents, mais personnellement j’ai trouvé plus pratique de les lire dans l’ordre, car dans chacun de ces livres nous suivons le même personnage principal, Michael Pinson. C’est marrant, il s’appelle comme le personnage principal de Millénium de Stieg Larsson (Mikael Blomkvist), et en plus ces deux personnages ont quelques points communs. Mais je pense que vous n’en avez rien à faire, donc je m’arrête là.
    Nous, les dieux débute au moment où notre cher Michael a quitté l’Empire des anges. Il découvre qu’il est devenu un élève-dieu. En effet, il se trouve désormais à Aeden, lieu paradisiaque où les dieux de la mythologie grecque forment les futurs dieux. Mais Michael n’est pas le seul élève-dieu, car arrivent comme lui 143 autres élèves, dont son meilleur ami Raoul Razorback, Edmond Wells et Freddy Meyer, personnages que nous connaissons depuis Les Thanatonautes. Sans oublier Marilyn Monroe, ou encore François Rabelais (héhé), Voltaire, Rousseau, Victor Hugo, Van Gogh, Mata Hari, Georges Méliès, plusieurs autres célébrités ainsi que d’illustres inconnus. Ces 144 élèves vont s’ « affronter » sur un jeu appelé le « jeu d’Y » : sur une Terre-« brouillon », ils auront chacun un peuple à disposition, et vont devoir le faire prospérer, le guider, le faire évoluer… C’est très compliqué à expliquer, en fait, alors il vaut mieux que je m’arrête.
    J’ai retrouvé dans Nous, les dieux la fantaisie de L’Empire des anges… en pire. Cela vient principalement des différentes élèves-dieux, qui, comme je l’ai dit, sont surtout des célébrités. J’avoue que les voir dans un roman tel que celui-ci, et de plus en tout qu’élèves-dieux est assez perturbant, mais on finit par s’habituer ; il ne faut pas tout prendre au premier degré. Par contre, parfois, trop de fantaisie tue la fantaisie, et il y a certaines choses cucul que je n’ai pas trop appréciées, notamment la devise « l’amour pour épée, l’humour pour bouclier ».
    Au niveau des personnages, je les ai bien aimés, surtout parce que je suis habituée. Michael Pinson continue de se chercher, il ne prend pas de vraies initiatives, donc le concernant, je suis neutre. En revanche, je sais que d’autres lecteurs ne les ont pas supporté, ces personnages, et honnêtement je les comprends, car Bernard Werber ne leur accorde pas une importance capitale, et ils peuvent parfois être horripilants.
    Cependant, je ne peux qu’admirer tout ce qu’a fait l’auteur au niveau de l’histoire. Celle-ci est basé sur les dieux, mais pas sur des religions particulières : leur base est la mythologie grecque, avec Aphrodite, Déméter, Chronos, Hermès, etc. Des extraits de L’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu nous renseignent bien sur ces dieux sans que ce soit magistral, et personnellement j’ai beaucoup apprécié cela, car la mythologie et moi, eh bien, ça fait deux. J’ai appris beaucoup de choses, et c’est cela que j’apprécie chez Werber. Il nous délivre du savoir plus ou moins utile mais toujours intéressant à lire, comme par exemple sur les lois de Murphy (ou lois de l’Emmerdement Maximum (sic)), ou sur des expériences menées sur des rats, des puces, des singes…
    Sans oublier toute la portée philosophique du roman. Nous voyons, grâce aux élèves-dieux, un monde très semblable au notre, une Terre « brouillonne » comme je le disais plus haut, évoluer. Les groupes d’humains qui la composent ont tous une particularité, et les élèves-dieux essayent d’en faire ce qu’ils en veulent. Nous voyons ainsi plusieurs facettes de l’humanité : les violents, les pacifistes, les Amazones, leur évolution vers la spiritualité, et je trouve incroyable tout ce que l’auteur a inventé. Il nous pousse à nous demander : « Et moi, si j’étais un dieu, comment ferais-je évoluer les humains sous ma responsabilité ? Les pousserais-je à conquérir toujours plus pour qu’ils soient invincibles, ou, au contraire, essaierais-je de les pousser à l’élèvement spirituel, loin de toute violence ? ». Tout cela se fait implicitement, et c’est encore quelque chose que j’aime beaucoup chez cet auteur.
    Quelque chose qui m’a aussi plu dans Nous, les dieux, c’est le phénomène de l’ « histoire qui se répète », comme si, quoi qu’on fasse, il y a peu de solutions possibles dans l’évolution de l’humanité. Les élèves-dieux sont confrontés à un monde créé de toute pièce, qui recommence de 0, et pourtant apparaissent tout de même l’Atlantide, les Amazones, les cultes égyptiens, sans que ce soit volontaire. J’ai déjà vu ce phénomène dans Le Papillon des étoiles, et cela a là aussi une portée philosophique qui nous pousse à nous interroger.
    L’histoire est enfin agréable à lire. En effet, il y a de l’action (mais pas trop), et une intrigue. En effet, dans les 144 élèves-dieux, il y a un petit malin qui s’amuse à tuer ses condisciples, et Michael Pinson, Raoul Razorback, Edmond Wells, Freddy Meyer et Marilyn Monroe, ensuite suivis par d’autres veulent savoir qui – ou quoi – se trouve au sommet de la montagne d’Aeden. Peut-être est-ce le dieu des dieux… ? En tout cas, le lecteur aussi a envie de savoir, et je n’ai pas trouvé de longueur ou de lourdeur.
    Et j’ai failli oublier de parler du style de l’auteur, qui me plaît toujours autant. Il est fluide, très accessible, et ses romans se lisent très bien, ils ne visent pas un public spécifique (contrairement à ce que je croyais jusqu’à ce que je me lance). Et Nous, les dieux, ne parle pas de la religion, c’est beaucoup plus complexe que cela.

    Ainsi, Nous, les dieux, est une très bonne lecture. La fantaisie, très présente, m’a parfois rebutée, mais le caractère instructif et philosophique du roman m’a beaucoup plu. Les personnages sont plus ou moins attachants, mais l’histoire vaut vraiment le détour, c’est tellement bien pensé. Je ne vous conseille cependant pas ce livre si vous n’avez pas encore lu de romans de Bernard Werber, car il faut s’habituer à ses spécificités, mais en tout cas je suis satisfaite de cette lecture.

27 commentaires:

  1. Werber ne m'a jamais vraiment tenté je l'avoue ! Mais content que tu ai apprécié ta lecture :)

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    1. Pourtant c'est un auteur génial. :) Merci !

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  2. Je ne suis pas trop tentée par ce livre, même si on peut apprendre plein de trucs. Je n'avais pas accroché au Miroir de Cassandre, à la plume de l'auteur... Je passe mon tour !

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    1. Peuh, tu sais pas ce qui est bien. :p

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  3. Je n'ai jamais lu de Werber, mais j'en ai très envie ! Contente que tu ai apprécié ta lecture :)

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    1. J'espère que tu pourras le découvrir ! :) Merci !

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  4. Je n'aijamais rien lu de lui mais il faudrait vraiment que je tente un jour !

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    1. En effet, il faut que tu tentes ! Cet auteur vaut le détour. :)

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  5. Je n'ai lu que Le miroir de Cassandre, il y a des années. Ta chronique donne envie, mais si tu conseilles de ne pas se lancer dans celui-là si on n'est pas habitué de cet auteur, je crois que je commencerai avec Les fourmis :)

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    1. J'ai bien aimé mais sans plus Les Fourmis, mais en effet ce peut être intéressant. J'ai moi aussi commencé avec Le miroir de Cassandre. :)

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  6. Je ne connaissais pas cet auteur avant de lire ta chronique :d Je me laisserais bien tenter un jour, pourquoi pas ? ^^ J'ai envie de connaître le style de ce monsieur !

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    1. Oui, tu devrais essayer, son style est intéressant. :)

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  7. Je n'ai jamais lu de romans de cet auteur. Il faudrait vraiment que je tente, car ses bouquins me tentent de plus en plus !

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    1. N'hésite pas à craquer ! J'espère que tu aimeras. :)

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  8. Je n'ai jamais lu de romans de cet auteur. Il faudrait vraiment que je tente, car ses bouquins me tentent de plus en plus !

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  9. Je ne suis pas vraiment intéressé par cet auteur. Je pense que c'est un peu trop particulier pour moi.

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  10. Une très jolie chronique qui me donne très envie de découvrir cet auteur^^ !! Depuis pas mal de temps j'ai envie de lire un de ses livres, tu me conseilles lequel ??^^

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    1. Merci ! Héhé, c'est mon but. :D
      Personnellement j'ai débuté avec Le miroir de Cassandre ; je te conseille de faire de même car c'est un one-shot et on y voit bien la philosophie de l'auteur. :)

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    2. D'accord, merci beaucoup :) !! ♥ Et est-ce que tu as lu Le sixième sommeil ou Le Livre du Voyage ?? Ce sont deux titres de Werber qui sont dans ma wish-list et dont la thématique m'intéresse beaucoup^^

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    3. Non, je n'ai lu aucun de ceux-là, désolée. ^^' Je lirai certainement Le sixième sommeil un jour, mais tout le monde dit qu'il ressemble beaucoup aux Thanatonautes, donc... Pour Le Livre du Voyage, je t'avoue que le titre ne me dit rien, il faut que je me renseigne.

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    4. T'inquiète, y'a tellement de livres à lire :3 ... Je connais pas du tout Thanatonautes^^' Livre + Voyage, rien qu'avec ces deux mots j'ai envie de lire le roman en question :P !!

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    5. Oui, j'en ai encore emprunté 2 de lui aujourd'hui. ^^
      Les Thanatonautes est un de ses 1ers romans je crois.
      Haha, je te comprends ! C'est vrai qu'il a l'air génial.

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  11. Je n'ai lu que Les fourmis de cet auteur, mais c'est vrai qu'il faudrait que j'en lise d'autres, parce que j'avais bien aimé. J'y pense parfois en allant à la médiathèque, mais à chaque fois, il y a autre chose qui me fait de l'œil !

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    1. Si tu as bien aimé Les Fourmis je pense que tu aimeras ses autres livres. :) Haha, ça me fait ça aussi !

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  12. Il faut vraiment que je tente un livre de cet auteur :)

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