samedi 3 septembre 2016

Un peu de science-fiction et de policier avec Bernard Werber

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour une série de mini-avis sur un auteur français qui me plaît beaucoup et dont je vous ai déjà parlé quelques fois : Bernard Werber. J’ai eu l’occasion de finir une de ses séries la plus connue et d’en commencer une autre, et j’avais envie de partager mon avis, et peut-être de vous donner envie de découvrir ses romans. Comme toujours, Attention aux spoilers dans les résumés des deux premiers romans. On commence tout de suite avec…

Série : Pentalogie du Ciel, tome 4 / Cycle des dieux, tome 2
Titre : Le Souffle des dieux
Auteur : Bernard Werber
Edition : Albin Michel
Genre : Science-fiction
Nombre de pages : environ 520
Résumé : Quelque part dans l'univers l'île d'Aeden, dernière étape du cheminement des âmes...
Dans la ville d'Olympie, les élèves dieux étaient 144, ils sont désormais moitié moins nombreux.
Michael Pinson tente de faire survivre son peuple, alors que l'Histoire accélère. Plus les élèves jouent plus ils ont de difficulté à créer un autre scénario que celui de la première Terre. Comme si l'Histoire était une fatalité, comme s'il n'y avait qu'une manière de faire évoluer les civilisations.
Mais Michael n'a pas comme préoccupation que la survie des mortels qui le vénèrent, il doit aussi gérer des problèmes dans son quotidien. Il est amoureux d'Aphrodite, déesse de l'amour. Il doit essayer de ne pas se faire tuer par le Déicide, cet élève tricheur qui élimine directement ses concurrents à coups de foudre. Enfin il doit essayer de comprendre ce qu'il fait là. Construit comme un livre initiatique, "Le Souffle des Dieux" est un cheminement dans un monde fantastique de rêve mais aussi une réflexion philosophique sur l'histoire de l'humanité et le sens de ses coups de théâtre.
→ tome 1 : Les Thanatonautes
→ tome 2 : L’Empire des anges
→ tome 3 : Nous, les dieux

    J’ai trouvé ce tome 2 meilleur que le 1er. Il est moins ennuyeux, et surtout moins explicatif. La fantaisie m’a également moins dérangée, car je commence à bien connaître cet auteur, et de plus les bases du tome 1 sont bien solides.
    Au niveau des personnages, Michael Pinson est toujours agréable à suivre, bien que je trouve dommage qu’il n’apprenne pas de ses erreurs. Il persiste à rester « gentil » alors que cela ne le mène nulle part, et il faut avouer qu’au bout de plus de 500 pages, cela devient un peu lassant. En contrepartie, nous découvrons de nouvelles facettes de Raoul Razorback, meilleur ami de Michael depuis Les Thanatonautes, et cela c’est plus intéressant.
    Je ne vais pas vous dire que ce pavé a été lu très rapidement, parce que c’est faux. L’histoire n’est pas toujours passionnante, bien que toujours très intéressante. Le jeu d’Y notamment m’a toujours paru un peu longuet, mais heureusement pas suffisamment pour vraiment nuire à ma lecture. Comme d’habitude, j’ai appris beaucoup de choses ; j’aime beaucoup les réflexions de l’auteur, notamment sur la question : « L’histoire est-elle toujours immuable ? ».
    Enfin, ce qui m’a le plus plu dans ce livre, c’est ce que Bernard Werber a fait de Zeus. C’est tellement original et bien trouvé ! Il rend les dieux très humains, éloignant ainsi tous les clichés, et c’est vraiment agréable. Ce tome 2 fut une très bonne lecture, meilleure que le premier tome, j’ai passé un super moment de lecture.

♦♦♦

Série : Pentalogie du Ciel, tome 5 / Cycle des dieux, tome 3
Titre : Le mystère des dieux
Auteur : Bernard Werber
Edition : Albin Michel
Genre : Science-fiction
Nombre de pages : 476
Résumé : Après avoir rencontré Zeus au sommet de la montagne d'Aeden, Michael Pinson retrouve sa classe d'élèves dieux pour la partie finale. Ayant échoué à cet examen, il commet l'irréparable : tuer un autre élève dieu. Condamné, il va connaître les affres d'une vie mortelle avec les perspectives qu'offre le savoir divin. Cependant, sur la Terre 18, il rencontre le grand amour et s'aperçoit que même mortel, on peut changer les choses. Il ne pourra cependant pas aller jusqu'au bout de cette expérience nouvelle car une mission de la plus haute importance lui est confiée : participer à la grande odyssée vers le sommet de la deuxième montagne, jusqu'au Créateur, pour connaître enfin le Grand Secret de l'Univers.
→ tome 1 : Les Thanatonautes
→ tome 2 : L’Empire des anges
→ tome 3 : Nous, les dieux
→ tome 4 : Le Souffle des dieux

    Ce tome est dans la lignée des précédents : parfois longuet, parfois passionnant, mais toujours instructif. L’auteur retourne toujours les situations au bon moment, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de trouver les longueurs pesantes. On sent vraiment l’évolution du personnage de Michael, qui est passé d’humain normal à Thanatonaute (explorateur du continent des morts) à ange, d’ange à élève dieu, d’élève dieu à – chut ! Il s’approche de plus en plus de l’aboutissement final, et nous, lecteur, nous n’attendons que cela…
    Et parlons-en, de cet aboutissement final assez controversé. Au début, j’ai été déçue, je me disais «  tout ça pour ça ? » et ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, ce qui est frustrant. Mais, en y repensant, cette fin est digne de Werber, elle est surtout très perturbante. Je n’ai jamais lu de fin de série pareille ! La mise en abyme est extraordinaire, et le quatrième mur romanesque vole en éclats durant les dernières pages. C’est déjà un peu bizarre au théâtre, alors dans un roman… c’est assez vertigineux. Cependant, cette fin, je la respecte. J’attendais quelques informations en plus, davantage d’explicite, mais tout de même, on ne peut pas nier l’originalité dont a fait preuve l’auteur.

D’ailleurs, si quelqu’un ici l’a lu, avez-vous déchiré le coin de page ? Moi oui. En tant que Lecteur, il faut jouer le jeu jusqu’au bout !

    Je suis contente d’être allée jusqu’au bout de cette série et je suis triste de quitter Michael Pinson. Cette série vaut vraiment le détour, chaque tome fut une très bonne lecture, j’adhère totalement aux idées de l’auteur et j’espère vous avoir donné envie de la découvrir.

♦♦♦

Série : Aventuriers de la science, tome 1
Titre : Le père de nos pères
Auteur : Bernard Werber
Edition : Albin Michel
Genre : Policier
Nombre de pages : 394
Résumé : Une course poursuite haletante où l'on rencontre: une jeune reporter délurée -ex cambrioleuse- , un journaliste à la retraite -obèse mais fin limier- , un spécialiste de la préhistoire qui en savait trop, un club de savants passionnés, une charcutière industrielle, une star du X, quelques primates avisés et une dame phacochère qui n'a pas peur des alliances contre nature...
Voyage aux sources de l'humanité, enquête aux mille rebondissements, hypothèses scientifiques stupéfiantes sur le mystère de nos origines... Werber se fait une fois encore explorateur des frontières de l'inconnu.
Suspense, humour, science, aventure: un thriller paléontologique qui pourrait bien changer notre vision du monde.



    Malgré la couverture immonde et le résumé plus ou moins intéressant, j’avais envie de tenter cette série de Werber. Et non, ce n’est pas de la SF, mais du policier, ce qui change un peu des autres romans de l’auteur que j’ai pu lire.
    Un soir, le Pr Adjemian, paléontologue réputé, est retrouvé mort dans sa baignoire. Lucrèce Nemrod, jeune journaliste, est rendue curieuse par ce qui semble un meurtre, et décide de se renseigner sur les activités de ce professeur. Il était membre d’un club : « D’où venons-nous ? ». Pour lui, il était impossible que l’Homme descende seulement du singe, il y a un « chaînon manquant ». Aidée du « Sherlock Holmes de la science », Isidore Katzenberg, un obèse vivant dans un château d’eau, ce couple détonnant va lui aussi partir à la recherche du chaînon manquant grâce aux connaissances du Pr Adjemian… En parallèle, nous suivons IL, un singe de la Préhistoire…
    J’ai tout de suite été embarquée par l’histoire. Ce roman se lit très rapidement (2 jours pour moi), et surtout très facilement. Le sujet, l’origine de l’humanité, m’a toujours intéressée, et on n’a pas le temps de s’ennuyer. J’avais au début peur que les chapitres avec IL soient chiants, mais non, pas du tout ! Werber emploie des chapitres alternés et assez courts, ce qui permet de ne pas lasser le lecteur. De plus, l’ambiance m’a un peu fait penser à Adèle Blanc-Sec, allez savoir pourquoi, et j’avais vraiment bien aimé ces BD, donc ce n’est que du positif.
    Les personnages sont également très sympas à suivre. Lucrèce Nemrod est une petite rouquine d’une vingtaine d’années, orpheline, mais qui n’a pas froid aux yeux et qui n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. A contrario, Isidore Katzenberg est plus du genre à réfléchir avant d’agir, étant même un non-violent. C’est donc un couple assez détonant, attachant, et comme j’aime bien les enquêtes en duo, il y a tout pour plaire.
    La fin est également typique de cet auteur. Elle est un peu frustrante car on s’attend à tout, sauf à ça, mais d’un autre côté, cela laisse un peu de mystère…
    Ce roman fut une excellente lecture. J’ai passé un très bon moment en compagnie de Lucrèce et Isidore, l’histoire est intéressante, le style agréable, il y a de l’humour… C’est un livre que je ne peux que conseiller !
 

6 commentaires:

  1. Eh ben pleins de livres de l'auteur ! Il faudra vraiment qu'un jour je tente un de ses livres ! vraiment !

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    1. Oui. ^^ En effet, il faut que tu te lances, ses romans valent le détour.

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  2. Je ne suis pas vraiment intriguée par cet auteur. Je pense que ses livres ne sont pas fait pour moi, tout simplement !

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  3. Je n'ai jamais lu cet auteur mais j'aimerais vraiment bien le tester un jour ! :)

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    1. J’espère que tu en auras l'occasion. :)

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