jeudi 27 octobre 2016

Quand la nuit devient jour - Sophie Jomain & Les mots entre mes mains - Guinevere Glasfurd

Titre : Quand la nuit devient jour
Auteure : Sophie Jomain
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 238
Résumé : On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

La claque.

    Ce livre me faisait envie depuis la chronique de Virgine Cayha (son blog). Je n’ai lu aucun autre livre de l’auteure, et sa saga Les étoiles de Noss Head ne me tente pas plus que ça. Malgré tout, ce livre, très différent, m’a marquée.
    Nous suivons Camille, jeune femme de 29 ans, et qui a choisi de mourir par euthanasie volontaire assistée. Elle ne supporte plus du tout sa vie, qui nous est racontée dans les 60 premières pages environ, et veut en finir. Si l’euthanasie volontaire assistée est à ce jour interdite en France, elle est autorisée en Belgique, et c’est dans une clinique spécialisée qu’elle va passer les derniers mois de sa vie.
    Le centre du livre n’est pas le débat « doit-on autoriser l’euthanasie volontaire assistée », même si évidemment l’auteure en parle. On voit surtout comment vit Camille, et ce qu’elle ressent – et par là on parvient à comprendre son choix.
    Bien sûr, ce roman est dur – notamment les 60 premières pages dont je voulais parler. On se sent oppressé, étouffé par le mal-être de Camille. J’ai même bien cru que j’allais abandonner tellement c’était dur. Je pensais que ce roman n’était pas fait pour moi, que j’étais peut-être trop jeune, etc. Finalement, je me suis accrochée et je ne regrette absolument pas. En effet, tout n’est pas noir. Il y a des moments heureux, où on parvient à sourire et rire avec Camille.
    Ce livre, c’est juste la montagne russe émotionnelle. Avec Camille, on peut passer du rire aux larmes…
    Mon coup de cœur est d’ailleurs dû à cela. J’ai ressenti énormément d’émotions, plusieurs fois j’avais les larmes aux yeux jusqu’à carrément pleurer à la fin. Il y a deux trois petites choses que je n’ai pas trop aimé, mais j’ai été tellement bouleversée, je me suis pris une telle claque… Je ne peux avoir qu’un coup de cœur, littéralement. J’ai vraiment du mal à écrire cette chronique, parce que c’est dur de critiquer un livre si vrai, et surtout j’ai peur de dire une chose déplacée…
    Ce que je peux dire sans prendre de risque, c’est que le thème, qui est d’actualité, est très bien traité. L’auteure nous parle de l’euthanasie volontaire assistée, mais aussi de la dépression dont est victime Camille. Elle permet ainsi d’amener de nombreuses réflexions, et encore aujourd’hui je pense à ce livre, et à tout ce que j’ai ressenti.
    Passons maintenant à quelques petites choses qui m’ont dérangée, et qui font que je ne mettrais pas 20/20 à ce livre.
    Tout d’abord, la fin. Elle est horrible, et surtout tellement incertaine ! J’aurais aimé avoir « le mot de la fin », être tranquille avec cette histoire, et non je ne le suis pas. Je déteste rester dans l’incertitude comme ça, surtout quand un livre me plaît autant ! Je ne suis pas en paix avec, et je le regrette profondément.
    Ensuite et enfin, le style. Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, au contraire ! S’il arrive à faire passer des émotions, ce n’est pas pour rien. Juste, j’ai entendu tellement bien de la saga Les étoiles de Noss Head, que j’avais des attentes qui n’ont pas été remplies. Dans tous les cas, c’est de ma faute : je n’aurais pas dû en attendre autant.
    Enfin, je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison avec Réparer les vivants de Maylis de Kerangal. En fait, dans Quand la nuit devient jour, on voit les réactions des parents de Camille à sa décision, et on retrouve cette même thématique dans Réparer les vivants. L’histoire n’est pas du tout la même, bien sûr : dans Réparer les vivants, le fils d’un couple séparé est décédé par arrêt cérébral. L’évolution psychologie des parents était très bien traitée, et c’est également le cas ici : on ne peut que s’attacher et comprendre le père et la mère de Camille, bien que leurs réactions soient différentes.

    Pour conclure cette chronique que j’ai fait en étant mal à l’aise (peur de me tromper, de dire des choses fausses…), Quand la nuit devient jour fut un coup de cœur. Il ne mériterait pas 20/20, mais j’ai ressenti tellement d’émotions, il est tellement bouleversant… J’ai rarement autant eu envie de pleurer devant une lecture. Je ne peux que vous le conseiller : il est magnifique. 

***

Titre : Les mots entre mes mains
Auteure : Guinevere Glasfurd
Edition : Préludes
Nombre de pages : 432
Résumé : Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire.
Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l'esprit du philosophe René Descartes. mais dans ce XVIIe siècle d'ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n'ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre.
Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ?
A partir d'une histoire d'amoure avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d'une femme lumineuse en avance sur sont temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au "siècle d'or".

J’adore !

    Si je devais retenir un mot pour qualifier ce livre, ce serait « intéressant ». Il ne me faisait pas spécialement envie, mais quand je l’ai vu qui me tendait ses petits bras (parce que oui les livres ont des petits bras qu’ils tendent quand ils veulent être lu) à la médiathèque, je n’ai pas tergiversé bien longtemps. Et j’ai été agréablement surprise !
    L’histoire se passe aux Pays-Bas, au XVIIème siècle. Déjà, il faut savoir que j’aime beaucoup ce pays, notamment parce qu’ils ont de très bons artistes (surtout en metal symphonique…), et j’aimerais bien le visiter un jour. Je crois que c’est un des premiers livres que je lis où l’histoire s’y passe, alors évidemment j’étais très intéressée. Ici, nous suivons Helena pendant plusieurs périodes de sa vie – en tout, je crois qu’elle aura 17 ans au début et la trentaine à la fin. A 17 ans, elle entre en tant que servante chez un libraire, M. Sergeant, et suit une certaine routine, jusqu’à l’arrivée d’un certain philosophe qui va tout chambouler dans l’esprit et le cœur de la jeune fille… Ce philosophe, c’est René Descartes. Le résumé le dit lui-même : dans ce livre, nous suivons entre autre l’histoire d’amour si inattendue et « inappropriée », pour l’époque, entre Helena et Descartes, dit « le Monsieur ».
    Parce que ce livre aborde plein de thèmes. Tout d’abord, la place de la femme dans la société. Je suis pratiquement sûre que c’était l’équivalent en France : au XVIIème siècle, les femmes de la condition d’Helena, qui sont par exemple servantes, ne sont pas censées savoir lire ou écrire. Or, Helena, avant d’arriver au service de M. Sergeant, avait appris toute seule à lire, mais aussi à écrire. D’ailleurs, c’est Descartes qui lui permettra de se perfectionner.
    Ici, Helena bouleverse les codes, et son histoire d’amour avec Descartes va la marginaliser encore plus. En effet, comme je l’ai dit, à l’époque, il était impossible de concevoir qu’un homme reconnu et de la classe sociale de Descartes soit amoureux d’une « simple servante ». Nous allons donc voir comment la société de l’époque voyait cette histoire, et ce qu’en pensait Helena. On remarque aussi que, comme par hasard, toute la honte retombe plus sur la femme que sur l’homme… Et c’est encore le cas aujourd’hui.
    De plus, et le titre le montre bien, ce livre est un véritable éloge aux mots. Helena veut apprendre à lire et à écrire, mais pour cela il faut des mots. Alors, dès qu’elle en entend un nouveau, elle le mémorise et le garde « entre ses mains ». Elle a parfaitement compris le pouvoir des mots.
    Comme je parle d’Helena depuis tout à l’heure, autant approfondir un peu plus. Elle m’a complètement conquise, surtout par sa façon de penser (j’en profite pour ajouter que le point de vue est interne, donc ceci explique cela). Evidemment, le roman est historique, alors c’est sûr qu’elle diffère des personnages féminins des romans d’aujourd’hui mais, je ne sais pas, je l’ai trouvé complètement unique. Elle est très attachante, et les ¾ du temps je l’ai comprise. Elle est vraiment intelligente, elle veut apprendre, mais en même temps elle reste les pieds sur terre. Je l’ai adorée.
    Passons maintenant à Descartes, personnage secondaire du roman. Je ne le connais pas parfaitement, mais j’avais étudié quelques uns de ses textes en philo, notamment du Discours sur la méthode, et justement ce Discours est mentionné dans le livre, alors ça m’a fait bizarre ! Rassurez-vous : ce n’est pas obligé de connaître toute la biographie de Descartes pour le comprendre, même si ça doit être un plus. J’ai vraiment aimé découvrir ce philosophe par autre chose que ses essais. Par contre, j’ai eu du mal à m’attacher à lui, surtout à cause de sa façon de penser, le fait qu’il n’assume pas certaines choses. Mais ce n’est pas la faute de l’auteure !
    Je ne lis pas beaucoup de romans historiques parce que, j’avoue, l’Histoire ne m’intéresse pas plus que ça et dans les romans historiques que j’ai lu, certains étaient vraiment longs (notamment Les enfants de la terre de J. M. Auel, où l’action se passe pendant la Préhistoire ; c’est très intéressant mais d’un long !). Or, ici, ce n’est pas du tout le cas ! Il y a eu quelques chapitres qui ne m’intéressaient pas trop, mais c’est quoi ? 3 sur la vingtaine/trentaine. En outre, ils pourraient en intéresser d’autre que moi. Guinevere Glasfurd a une plume très agréable à lire, très fluide sans être commune. Grâce à cette plume, on s’immerge complètement dans la Hollande du XVIIème siècle avec Helena. Je retiendrai notamment ses descriptions de la ville d’Amsterdam, que j’ai parfaitement réussi à m’imaginer.
    Par contre, s’il y a quelque chose avec lequel j’ai eu du mal, surtout aux ¾ du livre, c’est l’histoire d’amour. Autant au début j’étais à fond dedans, autant à la fin j’avais du mal à comprendre Helena. Je n’en dis pas plus, mais ses choix m’ont parfois échappés. Et, comme je le disais, j’ai eu du mal avec Descartes, je n’ai pas apprécié sa mentalité vis-à-vis de certaines choses.

    Je vais m’arrêter là, parce qu’à force ça devient long, et je blablate. Ainsi, Les mots entre mes mains fut une excellente lecture. Helena est un personnage hors du commun que j’ai adoré suivre à travers la plume de l’auteure. Les réflexions que cette dernière sont vraiment intéressantes, notamment par rapport à la place de la femme dans la société. Deux points noirs sont à signaler, mais ils n’ont pas entravé ma lecture. J’ai vraiment passé un super moment, et je vous encourage à découvrir ce livre.


28 commentaires:

  1. Deux romans avec lesquelles tu m'intrigues :)

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    1. J'espère que tu pourras les découvrir, les deux en valent la peine. :)

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  2. J'ai adoré la saga Les étoiles de Noss Head et j'aimerais bien découvrir Sophie Jomain dans un genre beaucoup plus dramatique. Je vois ce livre passait un peu partout avec toujours de bons avis.

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    1. Je n'ai pas lu Les étoiles de Noss Head, mais en effet ce livre-là est beaucoup plus dramatique. C'est dur d'avoir un avis négatif sur un livre comme celui-ci.

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  3. Ce sont deux livres que je veux absolument lire :)

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    1. J'espère vraiment que tu pourras les lire alors. :)

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  4. Pour l'instant Quand la nuit devient jour me plaît vraiment, mais je ne sais pas si ce sera un coup de coeur, j'attends davantage d'émotion.
    Et Les mots entre mes mains est ma prochaine lecture héhé :D

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    1. Tu les auras, t'inquiète. ^^
      Hope you like it !

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  5. J'ai lu la saga Les étoiles de Noss Head et je l'adore :D J'ai hâte de lire la suite ! Maintenant, effectivement, je ne suis pas certaine que cela te plairait. Quand la nuit devient jour m'attend sur ma liseuse et j'espère pouvoir le lire dans quelques semaines. Je pense que ce doit être une lecture bouleversante, remplie d'émotions, comme tu le décris ! Par contre, ce n'est pas parce qu'une saga plait énormément que les personnes recherchent nécessairement un style magnifique ;)
    Les mots entre mes mains m'intéresse énormément, sachant que j'aime beaucoup l'Hisoire !

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    1. Haha moi non plus, et dans le doute je préfère ne pas l'acheter. Si je peux, pourquoi pas emprunter le tome 1.
      En effet, ce livre est bouleversant, on ne peut pas ne pas aimer.
      Haha pour moi si quand même, parce que bon quand je vois tous les gens qui aiment, je me dis qu'il doit bien y avoir un truc. ^^ J'avais juste des attentes "comme ça", mais ce n'est pas grave si elles n'ont pas été remplies. Il faut dire que je cherche tout le temps la comparaison (c'est maniaque), et j'ai lu des livres contemporains qui étaient encore plus beaux que ceui-ci.
      Dans ce cas, Les mots entre mes mains devrait te plaire !

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  6. Oh le livre de Sophie Jo main ! Tu donnes trop envie de le lire ! (

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    1. J'espèree que tu pourras le découvrir !

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  7. Ah sympa, j'étais curieuse du Jomain, il faudrait que je tente ça !

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  8. "Quand la nuit devient jour" me tente beaucoup, son titre m'avait tout de suite attirée...Mais je pense que je vais attendre, quelques mois, quelques années peut-être. Je pense que c'est trop dur pour moi...et j'aimerais pouvoir tirer tousles enseignements de cette lecture.
    Mais merci pou cette magnifique chronique <3

    Victoire3

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    1. Oui, il vaut mieux que tu attendes, peut-être un an ou deux. Moi-même je pense que j'étais un peu jeune pour le lire ; j'en aurais tiré encore plus d'enseignements si je l'avais lu l'année prochaine, par exemple. Je crois qu'il faut attendre d'être confronté au monde, sans la protection que l'on a quand on est avec nos parents, au lycée ou au collège.
      Merci à toi. ♥

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  9. Quand la nuit devient le jour me tente énormément, je pense l'acheter un de ces quatre ! :)

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    1. Tu as bien raison. :) J'espère qu'il te plaira !

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  10. tu donnes très envie de découvrir le roman de Sophie Jomain, déjà une auteure que j'apprécie beaucoup, et qui me tentait bien :)

    Camille :)

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    1. Ce roman est différent de ceux qu'elle a pu écrire, mais j'espère que tu aimeras. :)

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  11. Quand la nuit devient jour me tente bien ! J'en entends uniquement du bien, d'ailleurs, et même si le thème est difficile, je pense que l'auteure réussira à l'amener de façon un peu intelligente...
    Et je suis super contente que tu aies aimé Les mots entre mes mains, j'ai vraiment adoré cette lecture pour ma part !

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    1. L'auteure a très bien traité le thème, je n'ai rien à redire là-dessus. :)
      Pareil, j'ai passé un super moment en compagnie d'Helena dans la Hollande du XVIIème siècle. Par contre, Descartes est insupportable. ^^'

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  12. Je dois dire que ce sont deux livres qui vont rejoindre ma wish list. Le premier possède un thème qui me touche et j'aimerais découvrir "l'envers du décor" (même si le terme est mal choisi) quand quelqu'un décide de recourir à l'euthanasie. Quand au second, j'adore les fictions historiques comme tu le sais, et j'ai visité les Pays Bas il y a deux ans, c'est un pays magnifique, alors j'ai envie de me replonger dans cette ambiance. Surtout que c'est une relation que je ne connaissais absolument pas !

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    1. Quand la nuit devient jour montre très bien cet "envers du décor" (moi non plus je ne vois pas comment le dire autrement), alors n'hésite pas.
      Ah, j'aimerais tellement visiter ce pays un jour ! Toi qui aimes les fictions historiques, tu devrais adorer ce livre. :)

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  13. "Quand la nuit devient le jour" est dans ma wishlist depuis très longtemps et me tente beaucoup ! Et ta chronique, ta superbe chronique, me donne envie d'aller l'acheter ! Ahlalala, voilà ce que c'est que de retourner sur la blogo et découvrir qu'il y a plein de livres qui nous faisait envie et que l'on a oubliés ! :p Bonne journée les filles ! ^^

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    1. Oh merci beaucoup, ton commentaire me fait vraiment plaisir ! J'espère que tu pourras le lire alors. Bonne journée à toi aussi !

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  14. Quand la nuit devient le jour me tente beaucoup mais, je pense que je vais lire d'abord Les étoiles de Noss Head pour découvrir Sophie Jomain même si ces deux livres n'ont pas du tout le même style ^^

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    1. Tu as raison de commencer par Les étoiles de Noss Head, c'est le choix le plus judicieux je pense pour découvrir l'auteure. :)

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